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LA RESTAURATION (1815-1852)



Louis XVIII : 1815-1824
Charles X : 1824-1830
Louis-Philippe : 1830-1848
II République : 1848-1852

Après la terreur, puis dix années de guerres Napoléoniennes, la France se retrouve en 1815 affaiblie et lasse des conflits et de ses conquêtes de gloire.
Ainsi, le nouveau règne de Louis XVIII , l'un des frères de Louis XVI s'affronte à des finances épuisées par la coûteuse épopée impériale et tous ses rêves de grandeur architecturale, et à un pays privé en partie de sa jeunesse dévorée par la conscription. L'esprit est peu à la dépense et l'on se satisfait par souci d'économie des anciens palais re décorés par Napoléon. Cet homme conciliant essaie de renouer des liens entre monarchistes, républicains et Bonapartistes. Ce sont ces deux dernières raisons qui expliquent la quasi continuité du style empire.
Lors de sa mort en 1824, c'est Charles X, troisième frère de Louis XVI qui prend le pouvoir.
Voulant rétablir une monarchie plus puissante, il relance des dépenses importantes en faveur de la grandeur de la France, ce qui pousse notamment les artistes à créer un nouveau style . Malgré le succès de l'expédition d'Alger, il est destitué de son trône dont il abdiquera en 1830. Les journées de ce mécontentement populaire seront célébrées par la célèbre peinture de Delacroix : la liberté guidant le peuple.
Afin de réconcilier à nouveau les différents mouvements, on choisit Louis-Philippe pour le trône. Roi, mais régicide par son père et fervent des idées révolutionnaires ; Bourbon pour les uns et Orléans pour les autres, il tient une place de tiède diplomate. Ce nouveau monarque, ayant toujours pris soin de se préserver pendant les conflits et de faire grandir sa fortune grâce aux aléas de cette époque troublée est l'ami des bourgeois. Il tente ainsi d'instituer un libéralisme aussi bien économique que politique. Ayant adopté des prises de position malheureuses, il abdique lors des émeutes de 1848 en faveur de son petit fils : le comte de Paris.


LE STYLE

On peut distinguer deux périodes: la période Charles X, dont les meubles souvent de bois clairs se parent de fines et élégantes marqueteries de bois foncé, puis la période Louis-Philippe, dont les meubles sont de bois sombres (noyer ou acajou) et dénués de tout décor. Pour autant, leurs lignes générales respectives se confondent.
La période est un moment de recherche de confort et non plus du faste d'autrefois.
Désormais, les artistes rejettent le culte de l'Antiquité qui avait exalté les esprits sous la révolution et sous l'Empire et prennent inspiration dans le moyen-âge et le roman anglais. Le romantisme est né. Les lignes du mobilier Empire sont adoucies, les bronzes signe de luxe sont supprimés et laissent apparaître le bois à la manière du mobilier anglais.. Les débuts de l'industrialisation permettent la fabrication du mobilier de série, naissance désormais de métiers de 'fabricants de meubles' et donc la fin d'un mobilier d'artisan. Il en découle bien sûr une conception adaptée à la méthode de fabrication, donc des lignes sobres, une recherche de la fonctionnalité, mais du reste des finitions impeccables. C'est un mobilier qui paraît austère.
L'ingéniosité de cette fonctionnalité recherchée engendre de nouveaux meubles : l'armoire plus le psyché deviennent armoire à glace, la commode plus le secrétaire donnent la commode secrétaire.
Les caractéristiques générales sont l'absence de décor, des lignes massives et molles rehaussées de discrètes moulures, des pieds tournés, en console, en volutes, en sabre ou en lyre. Les chaises reçoivent des poignées de préhension ainsi que des roulettes. Des corniches en doucine laissant apparaître des 'tulipes' aux angles habillent le haut des 'caisses austères' que sont les commodes, secrétaires et armoires.


LES MEUBLES


L'armoire à glace : comme cité plus haut, fruit de l'union du psyché et de l'armoire.
La chaise gondole : Le dossier concave est maintenue par deux bras venant mourir sur         le haut des pieds avant.
De nombreux petits meubles : Venant parfaire le confort du bourgeois, en créant une ambiance intime et rendant de nombreux services: jardinières, tables à ouvrage, coiffeuses.


                             
LES ARTISTES

Peintres :

Gros
Gérard
Géricault
Delacroix

Ecrivains :

Victor Hugo
Gautier
Lamartine
Balzac
Stendhal
Vigny 

Musiciens :


Bellini
Rossini
Liszt
Bellini
Rossini
Liszt

Savants :

Ampère
Cuvier
Broussais
Laennec



LA RESTAURATION (1815-1852)
Ici, nous avons une simple commode de chambre en placage d'acajou. On peut justifier le manque de la classique doucine haute par le fait que ce meuble doit appartenir au début de la période et donc emprunte encore les formes austères du style empire. Le marbre blanc de carrare est ceinturé par une moulure.

LA RESTAURATION (1815-1852)
Fauteuil de bureau canné. Le style est reconaissable par son dossier enroulant se terminant par des volutes chantournées, ou encore grâce à ses pieds tournés dont les fuseaux sont godronnés.

LA RESTAURATION (1815-1852)
Petit bureau à gradin en noyer. Les formes minimalistes se marient avec des pieds tournés. Pour un gain de place, le plateau du bureau coulisse sous le gradin. Les entrées de serrure en bois sont typiques de la période Louis Philippe, mais sont en général tournées. Ici, elles ont une forme en blason héritée des entrées en laiton poli fin XVIII début XIXème.

LA RESTAURATION (1815-1852)
Coiffeuse Louis Philippe en ronce d'acajou d'Amérique. L'abattant du haut s'abaisse et crée une tablette, et le dessus développé sur l'arrière laisse apparaître un miroir. Ici, tout est parfaitement sobre, aucune fioriture. Seules les entrées de serrure "à filet" en laiton, typiques du style, tranchent avec le placage.

LA RESTAURATION (1815-1852)
Imposant bureau Louis Philippe en acajou. La tablette se tire, et laisse apparaître un ensemble plaqué de loupe d'érable encadrant un cuir. Un astucieux système de tringles empêche l'ouverture des tiroirs du gradin supérieur, tant que cette dernière n'est pas ouverte, tant et si bien que pour la partie haute du meuble, une seule clef vérouille l'ensemble.

LA RESTAURATION (1815-1852)
Charmante travailleuse Charles X en placage de loupe de frêne. On distinguera les termes de travailleuse ou de coiffeuse selon qu'il y ait ou non une glace sous le plateau.

LA RESTAURATION (1815-1852)
Un des grands classiques de ce style: le petit coffret de marqueterie. Ils sont déclinés sous toutes leurs utilités (à bijoux, à couture, à jeux ...etc) .Celui ci est en palissandre et les filets sont en buis.

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